Juliette Cheriki-Nort

Le land-art, créer avec la nature pour se ressourcer


Je propose des ateliers de land-art dans différents cadres (thérapeutiques, sociaux, éducatifs).

 

Le land-art, un courant artistique

Le land-art est tout d’abord un courant de l’art contemporain. Land pouvant signifier en anglais « terre » ou « paysage », le land-art est un courant qui met en œuvre et en scène des éléments naturels, terre, pierre, eau, glace, bois, feuilles, fleurs… C’est une pratique artistique qui se vit si possible au grand air, au contact de la nature et de l’environnement. On fait remonter ce courant artistique aux années 1960 mais la relation de créativité qu’entretient l’humain avec la nature est plus ancienne. En témoigne l’art rupestre sur les parois rocheuses du Sahara ou dans les grottes ornées de Lascaux et de Chauvet.

Voici un extrait du film d’un artiste de land-art réputé, Andy Goldsworthy : https://www.dailymotion.com/video/x15e83f

 

Le land-art, un courant pédagogique

Le land-art est aussi un mouvement qui s’est popularisé auprès des animateurs nature, des enseignants et des artistes qui animent des ateliers de création avec des enfants et des adultes. Personnellement, j’anime ainsi des ateliers « Art & Nature » depuis une vingtaine d’années et j’y reviens depuis quelque temps à travers mon métier d’art-thérapeute.

Pour moi, le land-art est une forme de poésie, une poésie des formes, des textures, des couleurs, des matières.

 

Créer au contact de la nature

Créer avec la nature est ressourçant. Il y a tout d’abord le contact avec les éléments naturels. On se promène dans son jardin, dans un parc, dans les bois. On se laisse envahir de sensations. On s’émerveille devant des couleurs, des matières, des textures, des lumières. On s’étonne, on se fait curieux. Alors on récolte, on collectionne, on ramasse comme doivent le faire les chasseurs-cueilleurs du bout du monde et comme le font aussi les amateurs de champignons et de myrtilles. Ce n’est cependant pas là pour le plaisir des papilles… plutôt pour celui des pupilles. Après, on aménage, on met en scène, on agence… sur le sol ou en hauteur, dans un arbre, sur une barrière de bois et même pourquoi pas sur l’eau ! On peut choisir de réaliser des formes abstraites, géométriques (un cercle ou un mandala) ou plus figuratives (papillon, escargot, chenille…). On peut commencer par placer l’objet qui est le plus fort pour soi, l’objet unique, symbolique. Et poursuivre, à partir de cet objet, en disposant petit à petit le reste de la récolte : feuilles, fleurs, bâtonnets, bois flotté, coquilles, noisettes, pommes, plumes… selon la saison et les trouvailles.

Si l’on a créé en pleine nature, vient le temps de la séparation. On abandonne son œuvre au vent, à la pluie, aux sangliers, au temps qui passe, au regard des autres. Une œuvre de land-art est souvent éphémère mais bien entendu on peut en garder trace en la photographiant. Et puis, on peut venir la revoir plus tard, même plusieurs fois, observer comment le temps l’a transformée.

 

Le land-art, une vertu thérapeutique

Le but recherché, n’est pas forcément de faire du « beau », du « bon », du « bien », de « l’utile », du « productif ». Il est de faire selon son envie, quelque chose qui nous ressemble, qui a du sens pour nous à ce moment-là. On prend son temps, on est même hors du temps, hors du temps habituel, quotidien. Récolter, préparer les éléments naturels puis les disposer nous offre un rythme différent, une autre temporalité et nous inscrit pleinement dans la marche du monde. C’est en ce sens que le land-art a une portée thérapeutique. Ce n’est pas un médicament… mais cela permet de prendre soin de soi et même, en offrant son œuvre au regard des autres, de prendre soin d’autrui par la même occasion. Des études montrent en effet que regarder la nature et côtoyer des œuvres d’art aident à traverser la souffrance et accompagnent la guérison.

 


Zoom sur des ateliers de land-art

Mise en valeur de créations réalisées par des enfants et adultes à l'occasion d'ateliers de Land-Art menés dans le quartier de La Houillère à Charleville-Mézières (Ardennes-France) en lien avec l'association Art'Boretum. Il s'agissait de faire découvrir un espace naturel proche d'un quartier afin que les participants se l'approprient, ce, dans le cadre de la politique de la ville.

Pour cette action, j'étais donc partenaire de l'association ardennaise Art'Boretum 

Les ateliers ont été animés pour des enfants du centre social du quartier, pour des familles, pour des personnes bénéficiaires d'un Service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS)


Zoom sur une de mes créations

Montage audiovisuel de photographies d'une oeuvre de land-art, réalisée pendant le confinement du printemps 2020.